Conseiller (zik, kino, books, expo...)

Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /Oct /2007 18:36
Théâtre et expo photos

Ce mois-ci dans notre belle capitale, vous aurez l'occasion de vous confronter aux oeuvres de deux artistes pour qui je joue un peu les mécènes (avec les moyens du bord) et que je vous conseille depuis longtemps sur ce blog, dans les liens "à visiter", en bas à gauche.
fourcade.jpg
Pour ceux qui l'avaient raté pendant le festival d'Avignon, l'enchanteur, le magicien des mots, le vendeur de douceurs, d'étoiles et de miel Gauthier Fourcade se produit à la Manufacture des Abbesses les jeudi, vendredi et samedi à 19h jusqu'au 3 novembre. 

Et il le rencontre enfin, son succès largement mérité, un peu boudé par les juilletistes de festivaliers. La presse est unanime. A vous d'être enthousiasmés. Allez faire un tour au paradis, vous m'en direz des nouvelles.


Notre autre troubadour n'est pas du même accabit. C'est beaucoup moins tendre, moins pastel mais j'aime son style et son humour parfois grinçants voire méchants, même.  Et puis, il expose dans un bar qui vient d'ouvrir et qui se promet un avenir radieux, tout comme ses aînés (Le Rendez-Vous des Amis,  près de Montmartre et les Caves Populaires, à deux pas de la Place Clichy). Et puis, c'est mon cousin, aussi. Alors, je vous  invite à aller y faire un tour:

Pourquoi les gens?
Du 3 au 24 octobre
Aux  Pères Populaires, 46 rue de Buzenval, Paris 20°, Métro Buzenval.


Régalez-vous bien...
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Samedi 22 septembre 2007 6 22 /09 /Sep /2007 17:10
Influences...

La Fnac propose en ce moment à prix tout à fait abordables toute la discographie des légendaires flamants roses de ce groupe de rock psychédélique légendaire qui a accompagné mes années acnéïques. Alors je me suis évidemment précipitée sur le délicieux "Dark Side of the Moon" que je n'avais qu'en vinyl et repiqué sur une cassette audio (alors que je n'ai plus ni tourne-disque ni lecteur K7).

Que c'est bon de se replonger dans ces mélodies aériennes et légères. Je plane... et réalise tout à coup qu'il y a un air d'Air dans les vieux Pink Floyd (ou l'inverse, plutôt). Je suis pourtant gourmande de ces deux groupes mais n'avais jamais établi un quelconque lien entre eux. En écoutant "Breathe" et "The great gig in the sky," ça me percute en plein visage et je sors de mon état d'hyperthymie un instant...

Pour disparaître à nouveaux dans les abîmes diaphanes de mes idoles.

entre autres (écoutez aussi l'excellent "Moon Safari")...
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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 19:36
Hi hi hi (?)

Voyez "le dernier gauchiste."

En même temps, après la discussion que je viens d'avoir avec un vendeur de douceurs qui légitimait la désertification du festival parce que, quand même, Avignon est une "zone rouge" (rappelez-vous les coups de poignards l'année dernière!) et que, ben, un festival de théâtre, pour certains, ça relève vraiment de l'ineptie, je ne sais pas si ça me fait encore rire...
Par Claire - Publié dans : Conseiller (zik, kino, books, expo...)
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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 09:42


Deux yeux noisettes, brillants et vifs et quelques grains de sable sur le nez, des boucles brunes et des gestes timides et maladroits. Je vous présente Keaton, l'un des deux ados américains que j'ai hébérgé trois jours durant chez moi. Il vient du Montana, vit à quelques kilomètres du parc national de Yellow Stone et n'a que quatorze ans.

Il nous a mis une déculottée au poker (version texas holdem), m'a parlé des heures durant de Jean-Michel Basquiat et d'Elliott Smith, de Vetiver et d'expériences scientifiques, sait (lui) manier mon Nikon D50 et a voulu tout savoir des us et coutumes françaises.

Keaton ou la raclée. Je vous l'ai dit, j'aime l'improbable - et j'aime être bousculée dans mes petites certitudes.

Il a laissé, sans le savoir, dans mon url, l'adresse d'un site sur lequel il poste ses photos. Je vous laisse savourer.

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Vendredi 13 juillet 2007 5 13 /07 /Juil /2007 18:46
Anti-dépresseur

Si vous êtes sur Avignon la semaine prochaine...



Christophe Alévêque
Vous invite à chanter en sa compagnie,
le désormais hymne de la droite décomplexée
depuis le soir du 6 mai 2007:
"Les mille colombes".

Cette chorale désordonnée est un mouvement de Résistance
ludique afin de ne pas sombrer en dépression collective.

Thérapie musicale d'environ 12 minutes et 17 secondes,

le 19 juillet à 22 heures, Place de l'Horloge.

Par Claire - Publié dans : Conseiller (zik, kino, books, expo...)
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 17:05


Quelques conf'/débats très intéressants dans notre belle cité durant la période fourmilliante du festival. Des idées, des idées, des idées, au moment même où il faut inventer...
 Ca ne se refuse pas.


Toutes ces conférences auront lieu au gymnase du lycée St Joseph à 15h. L'entrée est libre.

Pour plus d'information (et notament pour jeter un coup d'oeil aux intervenants),
visitez
le site du festival in.

Et puis, un clin d'oeil. Pourquoi ne dit-on pas en Avignon?


J'avais lu que ceux qui privilégiaient cet usage étaient des passéistes, nostalgiques de la période de l'Ancien Régime. Avignon était au XVIIIe siècle la capitale d'un territoire étranger qui n'est devenu français qu'en 1791. Il était alors légitime de dire "en" Avignon.

D'autres expliquent cela ainsi...
Par Claire - Publié dans : Conseiller (zik, kino, books, expo...)
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Mardi 26 juin 2007 2 26 /06 /Juin /2007 21:27


Je suis très recyclage moi en ce moment.




Je ne parle pas seulement du recyclage des différents matériaux qui nous entourent - ça fait longtemps que je privilégie le petit sac réutilisable et le cabas de grand-mère à ces méduses en plastiques que l'on retrouve perchées dans les arbres aux alentours des centres commerciaux. Je ne parle pas non plus du verre (qui s'accumule et envahit le placard sous mon évier) ou du papier (on les a enfin obtenues, ces poubelles bleues au collège qui vont offrir une  deuxième vie à ces brouillons de Brevet, ces photocopies de relevés de notes et ces tonnes de notes administratives périssables.)

Non, je parle du recyclage de chansons, ou de films.

Je pense notamment au dernier et jubilatoire Tarentino, que Jocelyn a si bien analysé (consultez son article qui lui aussi est jubilatoire). Car plus encore que la réal' ou le jeu d'acteur, ce que j'ai aimé dans Death Proof, c'est que ce déjanté génial ait à nouveau fait du neuf avec du vieux.

Car c'est devenu une constante. Tarentino a le don de transcender ce qui existe déjà, tant au niveau du cinéma (dans Death Proof, il sublime le cinéma B des années 70; dans Kill Bill, il s'attaquait au genre particulier des films de combat) que de la musique.

Je réalisais récemment, en consultant ma discothèque, qu'aucun autre réalisateur n'avait réussi à me faire acheter autant de BO. C'est sans doute grâce au nouveau souffle qu'il insuffle à de vieux standards. On se souvient tous de "Bang Bang". Ma tante me chantait la version française (celle de Sheila, en 1966, #1) pour m'endormir. Elle était un peu ring' cette version d'ailleurs (même si dans mes doux souvenirs, elle m'apaisait réellement). Et lui, prestidigitateur,  nous en fait une musique de générique bluffante et inoubliable dans Kill Bill (#2). Il y a aussi "About her" que j'avais découverte dans mon adolescence avec Santana. Tarentino déboule avec la version plus éléctro et chill-out de Malcolm McLaren et puis là, depuis Death Proof, je me passe en boucle le "Baby it's you" de Smith et que je connaissais plus candide, interprêtée par nos sages Beatles.

J'adore quand une mélodie ou une phrase en réveille une autre, souvent enfouie dans nos souvenirs et que l'on travestit des chansons pour proposer quelque chose de nouveau. Ca a quelque chose d'assez génial, je trouve. Je pense même qu'il est  encore plus difficile de transcender un titre que de le créer.

D'autres génies s'y sont d'ailleurs attelés. Gainsbourg nous a perverti par deux fois deux classiques: notre Marseillaise nationale dans "Aux armes, etc..." ou encore une des valses de Chopin (#3) métamorphosée pour en faire un hymne provocateur à l'inceste (#4).

Il y avait aussi les UB40 (#5) qui ont donné un ton plus enlevé et la nonchalance du reggae blanc à un "Can't help falling in love" pourtant immortalisé par le King (#6).

Formidable, ce qu'on peut faire avec une bonne base, hein?

Et ces Beatles! Ils ont en inspiré plus d'un. Comparez l'originale (#7) avec le "With a little help from my friends" de Joe Cocker (#8). Méconnaissable. Ou encore la douce mélodie que Nina Simone (#9) a faite de "Here comes the Sun" (#10).

Remarquez, je dis ça mais elle n'a pas besoin d'être nécessairement bonne, la base, pour en faire quelque chose d'étonnant.

Les raps FM (je ne parle pas du rap qui prend aux trippes, du rap sincère genre Public Enemy mais bien du rap facile et commercialisable) ne m'enthousiasment guerre. J'aime par contre le concept qu'a développé  The Brassens. En adaptant les textes d'un rap qui n'est plus rebelle à la pompe rythmique de Brassens, il rappelle que l'habit ne fait pas le moine. Marrant et étonnant.

Comme quoi, je le redis, elle n'a pas besoin d'être nécessairement bonne, la base, pour en faire quelque chose d'étonnant. Et c'est là que j'en arrive à ma confession.

Car si en ce moment, je suis très recyclage, c'est que je suis très Julien Doré.

J'ai essayé, jusque là, de vous accrocher en vous parlant Beatles, Gainsbourg, Tarentino et Nicolas Poussin. Parce que ceux-là appartiennent à cette classe que l'on respecte. Ils sont assis, dans le café des artistes reconnus. Or, Julien Doré, parce qu'il a essayé d'être "la meilleure des putes" dans le bordel du paf, s'est injustement grillé auprès d'un publique bobo soumis à des réflexes pavloviens dommageables.

Je pense à mon beau-père - le serpent, là, l'empêcheur de tourner en rond - qui dans un éclat de rire méprisant a catégorisé illico le pauvre Julien, qui n'a même pas eu le temps d'ouvrir la bouche.

Il a fallu argumenter, se débattre pour permettre enfin à Julien d'entonner un refrain pour clouer le bec de tous ces sceptiques.

Au début, il me faisais penser aux nuits blanches de Paris Dernière. Très branché, le Julien, avec ses versions toujours surprenantes de mauvais hits ou de chansons cultes. Et puis je suis devenue accroc, frisant la crise de manque quand les matchs de foot reportaient la Nouvelle Star au jour suivant et j'ai ainsi suivi tout son parcours. Et sa démarche artistique dans cet univers paillette et grosses voix couvertes par les cris des fans hystériques m'a chamboulée. J'aime l'improbable.

Et je ne suis pas la seule (vite! vite! une caution intello pour rattrapper les quelques retors qui s'apprêtent à zapper). Libé est de mon avis. Je vous laisse d'ailleurs lire le portrait dityrambique qu'il a fait de ce nouveau génie et puis vous laisse avec quelques unes de ses prestations, vous laissant ainsi la possibilité de briser les chaînes de la bien-pensance.

Allez, courage!

Moi, Lolita (Alizée)                             Moi, Lolita (Julien Doré)


Les bêtises (Sabine Paturel)              Les bêtises (Julien Doré)



Il y a aussi les versions jazz-crooner de "Smells like teen spirit" du groupe culte et grunge de Seattle ou de "Like a Virgin." Et puis "Cet air là" ballade tranquille au ukulélé, loin de son original aigü et bourré de réverbe par April March.

Alors, convaincus?




Et en politique, me demande-t-on...

Ben... le MJS a (encore) trouvé la formule - l'université d'été à La Rochelle s'impose un "droit d'inventaire, devoir d'inventer." Je crois qu'au PS et à gauche en général, à rebours de la musique, du cinéma et des déchets organiques, il est grand temps d'arrêter de recycler. Il va falloir (enfin) innover.



* Nicolas Poussin: "La nouveauté dans la peinture ne consiste pas dans un sujet encore non vu mais dans la bonne et nouvelle expression."

# 1 (Sheila)                                            #2 (Bang Bang)   

  
 # 3 (Chopin)                                        #4 (Gainsbourg)                           
 # 5 (UB40)                                          # 6 (Elvis.)
  
 # 7 (The Beatles)                               # 8 (Joe Cocker)
  
 # 9 (The Beatles)                              # 10 (Nina Simone)                           
Par Claire - Publié dans : Conseiller (zik, kino, books, expo...)
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Lundi 2 avril 2007 1 02 /04 /Avr /2007 07:39
... Wax Tailor qui sort un nouvel album cette semaine, Hope and Sorrow.

Voici un aperçu de leur premier opus, Tales of the Forgotten Melodies:




Et puis, il y a Chinese man, aussi...

 

A votre tour, dites-moi ce que vous écoutez en ce moment. Conseillez-moi. J'ai une fringale de nouveauté et suis pour l'instant insatiable... et puis, je viens de recevoir mon salaire.

Par Claire - Publié dans : Conseiller (zik, kino, books, expo...)
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Lundi 26 mars 2007 1 26 /03 /Mars /2007 17:01
Fais chier, on va rater la séance! Déjà qu'on est samedi et en plus, on va voir le film qui est en première page de la gazette... C'est sûr, y aura une queue jusqu'au petit porche... et puis avec ce foutu Mistral, évidemment que tout le monde veut se faire une toile. T'es chiant, hein! On aurait pu partir plus tôt! T'avais besoin de mater ce ****** de match!

Ca commençait mal. On a appréhendé les premières images du film en se faisant la gueule, les yeux rivés sur l'écran, les sourcils froncés et les dents serrées. Mais déjà, le regard espiègle du petit Pramod a adoucit le nôtre, de regard. Ces milliers d'orphelins indiens avec des sourirs pleins de dents, ces bidons-villes chamarrés, la moiteur des nuits blanches de Jacob. On a plongé au coeur de l'Inde, tout en s'effleurant du coude.

Et puis, le cadre change. Jacob quitte l'Asie (quelques jours seulement, il a promis d'être là pour les sept ans de Pramod!) et part rencontrer Jorgen, un millionnaire Danois qui veut faire un don à son orphelinat. On passe d'un continent barbouillé et courageux, d'images saturées de couleurs et de sons à un paysage clair et sobre.

On rencontre alors ce charismatique Jorgen. Insaisissable. A la fois bon père de famille, tendre avec son épouse, apprécié de ses employés et de ses collègues... mais presque insensible quand il s'agit de poser un regard sur le reste du monde. Il n'a pas l'air particulièrement chamboulé par les images que lui montre Jacob. Il découvre pourtant là une réalité crue, à mille lieux de la sienne.

A partir de là, le film bascule dans une intimité. On passe de la fourmilière indienne vue du ciel au coeur d'un foyer familial nordique, avec ses secrets, ses émotions, son amour, incommensurable.

Le personnage de Jorgen s'étoffe. Le voile se lève, petit à petit. Et la douleur mais aussi la fureur de vivre nous envahissent. On a les yeux mouillés et on essuie d'un revers de main encore sec nos joues piquantes. Nos paumes moites se touchent et on enlace à présent nos doigts crispés.

Retour en Inde. On retrouve Pramod qu'on a tellement eu peur de ne pas revoir. Ses yeux sont pleins de malice. Sa moue, adorable. Son anglais, si mignon.

On sort d'Utopia, enlacés, la gorge nouée, mais le coeur décidé à aimer. Pas seulement nous aimer, nous deux...

On le fera un jour, hein? On se l'est toujours promis... Quand est-ce qu'on l'adopte cet enfant?

Ah, le septième art!


After The Wedding Bande annonce trailer
envoyé par yokatai

Par Claire - Publié dans : Conseiller (zik, kino, books, expo...)
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Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /Mars /2007 11:32

... mais c'est très bon.

Rjd2 - Ghostwriter.



Par Claire - Publié dans : Conseiller (zik, kino, books, expo...)
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  • : Professeur certifiée d'anglais en collège, Titulaire d'un DEA sur l'influence des médias américains sur la perception des Israéliens et des Palestiniens, Militante au MJS, Adhérente au PS
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