Militer: les campagnes

Lundi 18 décembre 2006

A très bientôt sur ce blog pour des propositions de réformes que je soumettrai, après débat avec un groupe de réflexion et après lecture de vos commentaires, au MJS Vaucluse, afin de la faire remonter à Solférino.


Quelques pistes de réflexion:


- La bivalence (dans quel but, pour quels résultats, pour quels avantages?)


- Plus d'autonomie aux établissements? (à quelle fin?)

- 35 heures de présence des enseignants sur les établissements (pour quoi faire et avec quels moyens matériels?)

- Réforme des IUFM et des concours (enfin accepter qu'enseigner au collège et au lycée sont deux métiers différents qui n'exigent pas les mêmes compétences et qu'il faut donc deux concours différents et donc deux formations spécialisées)

- Creuser l'idée qui apparaît dans le projet socialiste: proposer des cours d'analyse critique des médias (presse, télévision, radio, internet, image, blog...). Les questions à se poser: qui dispense ces cours? les enseignants? Les professeurs-documentalistes? Des intervenants? Des spécialistes des médias et de la communication? Avec quelle formation? Dans quel cadre (une énième matière ajoutée à l'emploi du tems? intégré aux IDD/TPE?)

Donnez-moi votre avis, faites-moi part de vos expériences...




Par Claire
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Mercredi 20 décembre 2006
Voici une vidéo réalisée par Clémence qui milite avec moi au Mouvement de Jeunes Socialistes du Vaucluse.


Avec les militants du MJS, nous partons, depuis plusieurs semaines, à la rencontre des habitants des différentes circonscriptions du Vaucluse et débattons avec eux.


Samedi 18 décembre, nous sommes allés à Apt et à Cavaillon, accompagnés de Jean-Louis Jospeh, candidat aux législatives, d'Eve Barbier, sa suppléante et de Razzye Hammadi, le président national du MJS.




Une réussite, même si finalement, je ressens toujours lors des tractages, autant de frustration qu'en cours: il faut faire vite, on reste assez superficiel, on ne prend pas le temps parce que nous voulons rencontrer un maximum de personnes. J'aimerais pouvoir m'investir vraiment en classe et assurer un suivi individualisé de chaque élève mais le métier d'enseignant ne le permet pas vraiment: j'ai cent cinquante élèves, répartis sur six classes au total. En politique, après tout, on a aussi affaire à un groupe. Ce n'est plus un ensemble de classes, c'est la population entière d'une ville pour le maire, l'ensemble des habitants d'une circonscription pour le député, ce sont les 60 millions de Français pour le président.


Il me parait donc intéressant de coopérer avec des associations, de développer des partenariats car seul le monde associatif permet un véritable investissement et un contact privilégié avec l'autre.


Finalement, ce qui manque, tout comme dans l'Education Nationale, ce sont des ressources humaines. Comme le préconise notre candidate socialiste, Ségolène Royal, réhabilitons le monde associatif, le syndicalisme, le militantisme. Si chacun s'investit, on pourra alors prendre le temps et se partager nos actions.


Pensons-y! Investissons-nous...
Par Claire
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Vendredi 22 décembre 2006

LA GUERRE DU WEB
envoyé par damfr

Qu'internet devienne une véritable force alternative, un vecteur d'information libre, libéré, d'accord. Mais restons prudent : ayons toujours une lecture critique, analysons la source, prenons du recul... Bref, adoptons la même attitude que pour tous les autres médias...

Et apprenons à nos élèves, à nos enfants à être critique et citoyen, à chaque instant.


Par Claire
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Lundi 25 décembre 2006

Petit retour en arrière:


Karim, un jeune Algérien de 19 ans a fui, il y a trois ans, les violences et les mauvais traitements infligés par son entourage là-bas, suite à la découverte de son homosexualité. Il s'est installé à Bordeau chez son oncle et sa tante et est depuis scolarisé dans un lycée de Mérignac.


Un article de Libération (1) détaille le parcours du combattant du jeune homme qui tente de régulariser sa situation depuis un an: "En janvier 2006, pour régulariser sa situation, Karim fait une demande de titre de séjour. Refusée. Le mois suivant, le préfet de la Gironde annonce que, compte tenu de sa scolarité, il ne sera pas expulsable avant le 15 juillet. L'arrêté de reconduite à la frontière tombe le 31 août, et Karim fait alors état de son homosexualité. Devant le tribunal administratif, en première instance, son petit ami était venu à la barre, témoigner de leur relation. Il était à nouveau là hier. Mais entre-temps, ses déclarations l'ont fait licencier de son emploi dans la téléprospection. [...] [Mi-décembre], Josianne Balasko parrainait le garçon au cours d'une cérémonie républicaine. Une pétition circule, qui a déjà recueilli 1500 signatures. La décision de la cour administrative d'appel est attendue d'ici un mois."


Son histoire a été particulièrement médiatisée (France 3, Libération, 20 minutes, film de soutien sur Dailymotion, pétition qui a recueilli plus de 1500 signatures) grâce sans doute à la mobilisation de Matthieu Rouveyre, conseiller municipal PS et de la célèbre Josianne Balasko.




On attendait toujours la décision de la cour administrative d'appel. C'est un communiqué du MJS qui m'apprends la bonne nouvelle (2):


"Samedi 23 décembre au soir, Karim, jeune homme de 18 ans, résidant depuis 3 ans à Bordeaux chez son oncle, apprenait par Josiane Balasko la promesse du Ministre de l’Intérieur de le régulariser immédiatement.


Heureuse nouvelle tant la situation de ce jeune homme était dramatique. Le Préfet de Gironde poursuivant à son encontre un acharnement juridique et moral absolument inadmissible. La veille, la Cour d’Appel Administrative de Bordeaux, saisie par le Préfet de Gironde, cassait la décision favorable du Tribunal Administratif annulant l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière que le Préfet avait exigé le 31 août dernier.


Pourquoi un tel revirement de situation ? Peut-être parce que Karim a été parrainé le 12 décembre par Matthieu Rouveyre, conseiller municipal PS de Bordeaux, et Josianne Balasko que nous ne présentons plus. Nous sommes en droit de nous demander : si Josianne Balasko n’avait pas été la marraine de Karim, aurait-il pu ainsi être régularisé ? Et pour un jeune régularisé, combien de Karim vivent avec la peur d’être arrêtés en sortant de chez eux le matin, ou à la sortie du lycée devant tous ses camarades ?


Ces situations, particulièrement violentes et humiliantes ne doivent pas avoir lieu sur le sol de la République Française.Le Mouvement des Jeunes Socialistes, se réjouit du dénouement de la situation de Karim, mais demande à Nicolas Sarkozy, Ministre de la République Française, de cesser cette course effrénée aux expulsions, dans le seul et unique but, à moitié avoué, de faire du chiffre en vue des élections présidentielles. "


Moi aussi. Et si vous aussi, connectez-vous sur le site Réseau Education Sans Frontières. Vous obtiendrez des informations sur le sort des autres enfants en situation irrégulière:


http://www.educationsansfrontieres.org/


Notes et références:

(1) Mardi 19 décembre 2006, Libération.fr, "Karim, sans-papiers, homo, expulsable vers l'enfer.
(2) Dimanche 24 décembre, http://www.mjsfrance.org/

 

Par Claire
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Mercredi 3 janvier 2007


Que penses-tu de la politique ?
envoyé par bourigram


Très bonne initiative de "bourigram" que je cautionne et que je diffuse, donc:

Un micro-trottoir et une caméra pour interroger des jeunes sur la politique et les laisser parler, écouter ce qu'ils ont à dire: leurs craintes, leurs espoirs, leurs déceptions...  Certains sont désabusés mais pourtant, iront voter. D'autres ont tout simplement et logiquement lâché prise.

Il en ressort en tous cas un message clair. Il faut que la démocratie soit enfin REPRESENTATIVE.

Et puis surtout, surtout, il y a dans les élections de 2007 un enjeu de taille. Quelle que soit l'issue du scrutin, il ne faudra pas décevoir.


Par Claire
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Lundi 8 janvier 2007

Que penses-tu de la politique 4 ?
envoyé par bourigram

J'aime écouter les interviews de Bourigram.

Les citoyens qu'il rencontre, souvent désenchantés (et on les comprend!), soulèvent de véritables questions, posent les vrais problèmes. Ils sont, à mon avis, les ressorts qui nous permettront de rebondir. C'est à partir de leurs observations, de leur ressenti, de leurs expériences que nous devons, ensemble, changer la politique de demain.

Quelles vont-être les priorités en 2007? Chacun s'est fait une idée sur ce qui doit changer, au plus vite.

On cite souvent la dette publique. On évoque les questions d'environnement. On désigne comme primordiales les questions sociales telles que le logement et le pouvoir d'achat. On parle du travail, des charges sociales, de l'Europe, de la mondialisation, des questions sociétales...

Il me semble que l'avenir de ces questions fondamentales repose sur une réforme indispensable: celle des institutions.

Le retour à une vrai démocratie est mis à mal par un système qui a atteint ses limites. La Vème République semble être aujourd'hui obsolète.

Comment redonner au "changement" annoncé une crédibilité? Quelques mesures, simples mais qui rencontreront sans doute des réticences peuvent tout changer:

- la déprofessionalisation de la politique, la fin du carriérisme des élus
- le mandat unique (non cumul et mandat renouvelable une seule fois)

Ces deux réformes permettront:
- un renouvelement régulier des élus (locaux, régionaux et nationaux) et donc de plus en plus représentatifs, naturellement,
- de mettre fin aux intérêts personnels qui peuvent motiver aujourd'hui les élus qui seraient dès lors stimulés seulement par l'intérêt collectif.

Entre autres...

Il faut absolument que chaque citoyen ait le possibilité de représenter ses concitoyens et de participer à la vie politique (dans le sens noble du terme). Il n'y a rien de pire, en effet, que de sentir qu'on n'a aucun pouvoir, qu'on nous baillonne, qu'on nous menotte et qu'on nous vole notre pouvoir d'action.


Par Claire
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Mercredi 17 janvier 2007

On ne peut pas applaudir les propos d'Al Gore, signer le pacte écologique et vouloir agir pour l'environnement et ne rien changer à nos (mauvaises) habitudes de consommation et de déplacement.

On ne peut pas espérer une nouvelle façon de faire de la politique, une rénovation de la démocratie en l'exigeant plus participative et être à la botte de ceux qui fonctionnent encore comme des m'as-tu-vu et qui s'engagent à corps perdu, dès janvier, dans la course à l'Elysée.

Si la politique veut changer, la façon de faire campagne doit changer.

Ségolène Royal s'est expliquée ce matin chez Jean-Michel Aphatie sur RTL et remet les choses au clair.

Et je crois que c'est assez réussi...



Voici le scripte de l'interviewe. Le lien ci-dessus finira par être obsolète...

L'invité de RTL - le 17/01/2007 - 07h47
Invitée: Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle

JEAN-MICHEL APHATIE
Bonjour Ségolène ROYAL.
SEGOLENE ROYAL
Bonjour.
JEAN-MICHEL APHATIE
Plusieurs responsables socialistes, cités anonymement, s'inquiètent du passage à vide, du "trou d'air" dans votre campagne présidentielle. Ressentez-vous les choses comme cela, Ségolène ROYAL ?
SEGOLENE ROYAL
"Cités anonymement", c'est déjà significatif.
JEAN-MICHEL APHATIE
Significatif aussi d'un sentiment qui existe ?
SEGOLENE ROYAL
Non, je ne crois pas. Je pense que la campagne que j'ai choisie de conduire, en appui sur l'ensemble des comités de soutien sur tous les départements, toutes les régions de France, mais aussi en appui sur le Parti socialiste et les deux autres partis de gauche qui me soutiennent également, est le révélateur de la prise de conscience d'une crise de la politique. Et je crois qu'il faut tenir ce rythme que j'ai imprimé sur cette campagne ; et nous le tiendrons. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, si la politique est en crise, c'est parce que d'abord, il y a une crise du résultat. On voit des responsables politiques promettre aujourd'hui ce qu'ils n'ont pas fait hier et moi, je ne veux pas être la présidente de la République qui va promettre des choses qu'elle ne fera pas. La seconde chose, c'est que les
Français veulent participer aux décisions qui les concernent.  Et le choix que j'ai fait, c'est d'associer les Français au projet présidentiel, à la plate-forme présidentielle qui sera présentée, le moment venu, sans céder aux pressions, aux précipitations parce que je veux que la parole politique retrouve toute sa valeur. Et c'est le sens de cette démarche.
JEAN-MICHEL APHATIE
Comment analysez-vous ce sentiment, ces propos - certes anonymes - mais qui existent aujourd'hui dans les journaux ? Comment vous les analysez ? On veut vous nuire, Ségolène ROYAL ?
SEGOLENE ROYAL
Pas du tout. Je crois que cette démarche politique est très nouvelle...
JEAN-MICHEL APHATIE
Et mal comprise !
SEGOLENE ROYAL
Et donc elle surprend peut-être ceux qui n'ont pas l'habitude de la conduire. Et ce que j'observe, et nous l'avons dit et je l'ai constaté une nouvelle fois hier dans les réunions que vous évoquiez tant au groupe socialiste où tous les parlementaires socialistes étaient présents, que dans mon conseil politique qui est le bureau national du Parti socialiste, que plusieurs responsables politiques ont témoigné de la force du déploiement des débats participatifs sur le territoire.
Alors, ça ne se voit pas dans le petit milieu parisien ce qui se passe dans les départements et dans les régions. J'ai choisi une campagne décentralisée parce que je crois aussi que la France, demain, se remettra en mouvement si l'on peut s'appuyer sur la dynamique des régions. Et je peux vous annoncer, Jean-Michel APHATIE...
JEAN-MICHEL APHATIE
Je suis tout ouï...
SEGOLENE ROYAL
... qu'il y a, aujourd'hui, plus de 2.000 débats participatifs qui se sont déjà déroulés sur l'ensemble des territoires. Et moi, je veux que l'on respecte cela. Je veux construire la République du respect, donc je veux que l'on respecte les citoyens qui font l'effort de venir dans ces débats participatifs dont nous allons bientôt rendre compte. Et
vous verrez...
JEAN-MICHEL APHATIE
Et donc votre programme, Segolène ROYAL, on le connaîtra fin février, début mars comme vous l'avez annoncé. Vous ne changerez pas de calendrier ?
SEGOLENE ROYAL
Voilà. Les premières pistes de ce programme seront données à ce moment-là, c'est-à-dire lorsqu'il y a le retour des débats participatifs. Il y en a encore un certain nombre. J'en tiens un prochainement sur le logement et la vie chère. Le prochain, sur les questions de la jeunesse, l'environnement et l'agriculture. Donc, tous ces débats vont converger vers une restitution ; et à ce moment-là, ma prise de parole sur le projet présidentiel aura de la crédibilité et ne bougera pas. Moi, je ne change pas au gré du vent ou au gré des humeurs. J'ajoute qu'il y a déjà un certain nombre de propositions qui sont clairement exprimées, que j'ai clairement exprimées, je vous le rappelle : dans le domaine de l'emploi, par exemple. J'ai fait dix-sept propositions sur l'emploi et en particulier, une qui sera dans le projet présidentiel et qui consiste à s'engager à ce qu'aucun jeune, dans notre pays, ne reste au chômage ou sans revenus pendant plus de six mois. Au bout de six mois, si un jeune est au chômage ou sans revenu, il aura obligatoirement, soit un "emploi tremplin", puisque je vais en créer 500.000 sur la duré des cinq ans,  comme je l'ai dit à Strasbourg dans le débat participatif sur l'Emploi ; soit une formation rémunérée parce que s'il ne trouve pas d'emploi, c'est peut-être parce que sa formation n'est pas adaptée à l'emploi ; soit un travail d'utilité collective qui sera rémunéré en tant que tel ; soit une allocation d'autonomie s'il fait ses études et s'il n'a pas les moyens de subvenir à ses besoins.
JEAN-MICHEL APHATIE
Voilà, ça c'est votre proposition pour l'emploi.
SEGOLENE ROYAL
Mais l'engagement que je prends, c'est qu'en France, plus aucun jeune ne sera sans emploi ou sans stage rémunéré ou sans soutien pendant plus de six mois. Mais c'est très important parce que ça sera l'un des cœurs de mon projet. Je crois que si l'on remet les jeunes au travail ou dans la prise de conscience de leur utilité, alors on remet aussi la France debout.
JEAN-MICHEL APHATIE
François HOLLANDE, premier secrétaire du Parti socialiste, a lui de son côté, déjà fait des propositions en matière fiscale. Il avait notamment annoncé, la semaine dernière, que les salariés de plus de 4.000 euros connaîtraient des augmentations d'impôts. Vous a-t-il consulté avant de faire ces propositions, Ségolène ROYAL ?
SEGOLENE ROYAL
Non, mais ça ne me choque pas. !
JEAN-MICHEL APHATIE
 C'est un problème ?
SEGOLENE ROYAL
Pas du tout. Il est premier secrétaire du Parti socialiste. Il est responsable politique. D'autres responsables politiques avancent des propositions dans les différents débats. Les siennes ont plus d'impact parce qu'il est premier secrétaire du Parti socialiste...
JEAN-MICHEL APHATIE
C'est étonnant qu'il ne vous consulte pas avant de faire ce type de propositions ?
SEGOLENE ROYAL
Non, pas du tout. Pas du tout. Et en même temps, je vous le dis, ça n'est pas ma façon de voir les choses. Je crois que la fiscalité...
JEAN-MICHEL APHATIE
Ses propositions ne vous engagent pas ?
SEGOLENE ROYAL
Elles ne m'engagent pas au sens où je crois que la fiscalité est un outil au service du développement économique ou du progrès social ou de la lutte contre les injustices. Et donc, il faut d'abord préciser quel est cet objectif en terme de développement économique, social et environnemental et voir comment la fiscalité peut permettre la création de la valeur ajoutée.
JEAN-MICHEL APHATIE
 François HOLLANDE a-t-il été maladroit en formulant des propositions comme il l'a fait, les a-t-il mal présentées ?
SEGOLENE ROYAL
Non. Pas du tout. Je crois qu'il pense vraiment ce qu'il dit et ce qu'il avance. Et c'est un fin connaisseur de ces sujets et qui sera extrêmement précieux pour finaliser mon projet présidentiel.
JEAN-MICHEL APHATIE
 Considérez-vous que ceci a perturbé votre campagne, Ségolène ROYAL ?
SEGOLENE ROYAL
Je ne crois pas. Je vais vous dire : nous, nous ne sommes pas à gauche dans l'illusion de l'unité factice. Ma volonté c'est de rassembler des personnalités avec leur autonomie, avec leur originalité et donc, c'est cette force-là aussi qui fait la gauche. C'est que tout le monde ne pense pas la même chose. Ensuite, il faut, en effet, une autorité juste et légitime qui décide dans quelle direction la France va aller et comment la France va pouvoir se redresser. Et je considère que la priorité de la politique économique, c'est l'investissement massif dans l'innovation, dans la recherche, dans la formation professionnelle, dans la qualité du dialogue social, dans lacompétitivité des entreprises pour conquérir les marchés extérieurs comme je l'ai dit en Chine. Et la fiscalité doit être au service de ces objectifs ; sans parler du volet écologique car j'entends faire une réforme fiscale profonde sur la question écologique, pour que la France s'engage avec beaucoup de force dans la création d'emplois liés à l'écologie industrielle.
JEAN-MICHEL APHATIE
 Vous avez fait connaître, hier, Ségolène ROYAL, votre situation fiscale par l'intermédiaire de votre avocat. On a ainsi appris que depuis deux ans, vous acquittiez l'Impôt sur la fortune. Qu'est-ce qui
vous a poussé, Ségolène ROYAL, à faire cette clarification ?
SEGOLENE ROYAL
Mais je ne l'ai pas rendue publique via mon avocat. Je l'ai rendue publique directement à la demande "bizarre" de nombreux journaux et journalistes...
JEAN-MICHEL APHATIE
Pourquoi "demande bizarre" ?
SEGOLENE ROYAL
... qui m'ont depuis huit jours, harcelée pour que je rende public mon patrimoine. Ce qui ne me gêne aucunement. Tous les candidats à l'élection présidentielle, comme tous les candidats aux élections
législatives, doivent faire une déclaration de patrimoine auprès du Conseil constitutionnel...
JEAN-MICHEL APHATIE
Qui n'est pas publique...
SEGOLENE ROYAL
... qui n'est pas publique. Il y a eu une polémique, une diffamation lancée sur Internet à plusieurs millions de destinataires. Donc, il y a une puissance de nuisances assez fortes du côté de l'UMP puisque ceci a été relié...
JEAN-MICHEL APHATIE
Pour vous, c'est l'UMP ?
SEGOLENE ROYAL
Ah, c'est Monsieur GODFRAIN qui a repris cette déclaration à partir de laquelle tout a été repris, je le répète, à plusieurs millions. Aujourd'hui, Internet est un outil assez disons, comme dirais-je, spectaculaire.
JEAN-MICHEL APHATIE
François HOLLANDE est plus précis que çà dans LIBERATION, il évoque même l'entourage de Nicolas SARKOZY !
SEGOLENE ROYAL
Attendez, attendez, attendez. Monsieur GODFRAIN fait partie de l'entourage de Nicolas SARKOZY.
JEAN-MICHEL APHATIE
Donc, selon vous, c'est l'entourage de Nicolas SARKOZY qui est à l'origine de cette campagne ?
SEGOLENE ROYAL
L'enquête le démontrera puisqu'il y a une plainte en diffamation. Donc, écoutez-moi : moi, je n'ai pas l'intention ni de me laisser faire par ces méthodes d'intimidation, ni de les imiter. Je considère
que la politique doit être propre ! Et moi qui ai été élevée à la dure, vous le savez, dans une enfance que vous connaissez, j'ai appris ce qu'était l'honnêteté et la vérité de la parole. Et en même temps,
la transparence ne me gêne absolument pas. Donc, j'ai donc rendu public mon patrimoine. J'espère que les organes de presse qui m'ont demandé cela le demanderont à tous les candidats. Mon patrimoine est donc de 355.000 euros, voilà. Et donc les choses sont extrêmement claires. Et la copie de ma déclaration est à la disposition de la presse puisque je lui ai envoyée.
JEAN-MICHEL APHATIE
 Vous acquittez donc l'Impôt sur la fortune Ségolène ROYAL. Considérez-vous que vous êtes riche ?
SEGOLENE ROYAL
Non, à titre personnel, je n'atteints pas le seuil de l'impôt sur la fortune, mais c'est en cumulant mon patrimoine avec celui de mon conjoint qui nous met effectivement au seuil...
JEAN-MICHEL APHATIE
Considérez-vous que vous êtes riche, Ségolène ROYAL ?
SEGOLENE ROYAL
Je suis aisée. Et je pense normal de payer l'Impôt sur la fortune et je ne tolère pas qu'il y ait des insinuations qui ont laissé croire que je fraudais l'ISF. J'ai acheté un bien en 1986, bien sûr dont la
valeur a augmenté aujourd'hui, un autre en 1990 dont je possède une partie. Comme les emprunts ont été remboursés et que vous connaissez la valeur immobilière telle qu'elle a évoluée, nous avons donc franchi le seuil de l'impôt sur la fortune depuis l'année dernière. Et c'est tout à fait normal de payer cet ISF.
JEAN-MICHEL APHATIE
Est-ce un problème de vouloir représenter la gauche et d'acquitter l'impôt sur la fortune ?
SEGOLENE ROYAL
Je ne crois pas. Je pense, au contraire, que payer l'impôt et payer l'impôt de solidarité, c'est quelque chose qui est tout à fait normal. Je pense également qu'au bout de trente années de vie professionnelle, avoir constitué un patrimoine en ne partant de rien, j'ai commencé ma
vie en n'ayant rien, donc c'est le fruit de mon travail et en même temps, c'était plus facile à cette époque que maintenant  ; et la vraie question aujourd'hui, c'est que des jeunes dans la situation dans
laquelle j'étais, c'est-à-dire diplômée de l'enseignement supérieur avec un bon salaire de départ, aujourd'hui auront beaucoup plus de difficultés à se constituer un patrimoine et même à être propriétaire de leur logement à cause, justement, du prix de l'Immobilier. Et c'est cela aussi que je veux changer. Je veux que les Français et les familles soient propriétaires de leur logement. Aujourd'hui, un
Français sur deux est propriétaire de son logement. Mon objectif, je l'ai déjà dit, c'est que 80% des Français puissent réussir à acquérir leur logement, et je mettrai en place des dispositifs notamment de crédits très peu chers pour permettre aux familles d'accéder à leur
logement quel que soit leur niveau de revenus. Je veux aussi que les familles qui habitent des logements sociaux et qui paient bien leur loyer, qui font leurs efforts pour payer leur loyer durablement, puissent devenir au bout de 15 ans propriétaire du logement qu'ils habitent.
JEAN-MICHEL APHATIE
Une dernière question sur Georges FRECHE, il l'a annoncé hier qu'il se mettait en retrait durant deux ou trois mois du Parti socialiste pour ne pas vous gêner, a-t-il dit, Ségolène ROYAL, souhaitez-vous malgré tout que la procédure devant un tribunal des conflits du Parti socialiste qui peut aboutir à son exclusion, se poursuive ?
SEGOLENE ROYAL
Je pense que ce qu'il a fait est bien et qu'on peut en rester là et que pour le reste, c'est à lui de voir comment... ou s'il peut continuer, je crois, à exprimer des excuses pour des mots qui ont profondément blessé, avec lequel je suis en désaccord.
JEAN-MICHEL APHATIE
Mais on peut en rester là pour Georges FRECHE ?
SEGOLENE ROYAL
Je le pense.
JEAN-MICHEL APHATIE
Ségolène ROYAL qui va, donc, poursuivre le dialogue tout à l'heure avec les auditeurs.

 

* Le titre est une citation de Thomas Fuller, un physicien anglais du début du XVIII e siècle.


Par Claire
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Samedi 17 février 2007

J'ai failli à ma promesse. Nous sommes déjà samedi. Mon blog ne sera plus jamais à jour!


Mais aussi, mon emploi du temps est trop chargé en ce moment! Je ne devrais pas prendre des engagements que je ne peux pas tenir.


MERCREDI 14, 20h: AFFICHAGE PS ET MJS DANS AVIGNON INTRA-MUROS


Mercredi soir, au lieu de m'installer devant mon ordinateur (comme promis), je suis allée coller des affiches MJS et PS dans Avignon. Je n'ai jamais été vraiment enthousiasmée par cette partie qui incombe à tout militant. J'ai d'abord longtemps remis en question l'efficacité de cette démarche (est-ce qu'une affiche peut convaincre? Qui d'autre que le propos, l'échange doit convaincre?). J'avais également du mal à trouver du plaisir dans cette course qui peut durer toute la nuit, pour être le dernier à placarder les espaces libres de la ville - coller par dessus les Jeunes Populaires qui viennent de passer, pour être recouverts dans le quart d'heure qui suit par une boîte de nuit qui fait la promotion d'une soirée disco... je n'y voyais pas vraiment d'intérêt et cela me semblait beaucoup d'énergie dépensée pour rien.


Et puis finalement, la soirée de mercredi m'a plue. D'abord parce que quelques curieux se sont approchés et que des discussions se sont amorcées avec des passants: qu'est-ce qu'un militant? Qu'est-ce qui différencie un parti de militants d'un fan-club? Quelles sont les idées socialistes? Quelle est notre perception de la campagne? C'est un échange différent du tractage, que les gens pressés perçoivent souvent comme une intrusion. Cette fois, ce sont eux qui venaient à nous. Et puis aussi parce que ça a été convivial. On a sillonné trois heures durant les ruelles d'Avignon avec nos seaux de colle, nos balais, nos affiches tout en discuttant, comme on le ferait autour d'un pot - mais avec la satisfaction de voir (sans doute parce que nous sommes encore à deux mois du premier tour) nos affiches survivre deux jours.


JEUDI 15/02: FARNIENTE


Jeudi soir, j'ai fini tard au collège: réunion avec un parent d'élèves puis réunion pédagogique et administrative pour un conseil de mi-trimestre. Claquée, je me suis endormie après avoir bossé mes cours du lendemain et engloutti un bout de pizza.


VENDREDI 16/02: SOMMET FRANCAFRIQUE A CANNES


Le programme de vendredi après-midi, c'était de corriger les évaluations communes des 6e, 5e, 4e et 3e. Cent cinquante copies. Mais j'ai été tentée par le co-voiturage qui nous emmenait à Cannes pour contrer le 24e sommet citoyen France-Afrique de M. Chirac, Mme Merkel et d'une quarantaine de chefs d'états et de gouvernements africains. Le MJS avait organisé un contre-sommet, réunissant des intéressés ainsi que des spécialistes, à la tribune: deux représentants de partis socialistes africains; Rémi Bazzillier, secrétaire national du MJS chargé des relations internationales et Razzye Hammadi, président du MJS. Nous devions y débattre du concepte « françafrique » et de la position de la candidate socialiste.



Des présidents d'associations d'étudiants africains, des conférenciers, des étudiants, des travailleurs, des initiés, des novices. Le débat s'est installé autour des thèmes brûlants de la Guinée, du Darfour mais aussi autour de la « responsabilité » de la France dans le massacre des Tutsis au Rwanda, il y a presque quinze ans. Nous avons d'abord essayé de définir ce qu'était LA « question africaine », avons évoqué les maux, au travers de témoignages souvent poignants, parfois illustrés de photographies choquantes puis avons essayé d'envisager le rôle de chacun des acteurs pour une Afrique plus juste, plus démocratique. Pour certains, c'est à la France de mettre fin aux dictatures de certains dirigeants africains, pour d'autres, c'est aux Africains eux-mêmes de s'en débarasser. Finalement, s'est posée la question fondamentale de l'accès à l'information. Pour que chacun puisse parler en connaissance de cause, qu'il n'y ait plus de rétention d'information, le MJS a proposé de créer un blog sur lequel toutes les données existentes pourraient être mutualisées. Car c'est quand l'accès à l'information est filtré par une oligarchie que la démocratie est menacée.

Il aura fallu parler de l'Afrique pour évoquer ce qui sévit aussi en France, dans une moindre mesure évidemment.


SAMEDI 17/02: DEBAT PARTICPATIF SUR L'EDUCATION ET VELORUTION

 

 

Retour vers 2h00 du matin. Quelques heures de repos avant de filer à la Bibliothèque pour LE thème sur lequel j'ai tant de choses à dire: celui sur l'éducation. Je ne m'y attarde pas ici. Je rédigerai sans doute un article spécifique la-dessus.


Quelques minutes pour enfiler un jean, manger un bout de quiche et nous voilà repartis, sur nos VTT, pour la « vélorution ». Le rendez-vous est lancé: tous les premiers samedis du mois, à 15h place Pie. Juste un rassemblement pour tous les cyclistes qui aimeraient pouvoir rouler en sécurité dans Avignon et qui voudraient aussi sensibiliser leurs concitoyens - rapide, non-polluant, bon pour la santé: le vélo est un outil que nous devrions tous utiliser. Surtout dans notre région si souvent baignée de soleil. L'appel est lançé.


16h. Je rentre à la maison, essoufflée. Je me jette sur mes copies.
Il est 17h30, je m'occtroie une pause pour vous expliquer les raisons de mon silence.


Cette fois, plus de promesses. Je ne sais pas quand j'aurai l'occasion de prendre le temps de pianoter sur mon clavier et de publier. En effet...


LA SEMAINE PROCHAINE...


Lundi 19 février à 18h30, débat participatif sur l'éducation - nous sommes restés sur notre faim ce matin. Du coup, nous nous rendons à la salle des fêtes d' Arles pour en discutter avec d'autres citoyens, en présence de Gérard Aschiéri (secrétaire généralde la FSU) et de Michel Vauzelle (président de la région Provence Alpes Côte d'Azur).


Mercredi 21 février à 20h, à l'hôtel de ville d'Avignon, débat participatif sur les institutions de la Vème République.


Pour autant, très bientôt, vous trouverez ici un article sur:

- le discours de Ségolène Royal à Villepinte (et depuis...)
- les deux débats participatifs sur l'éducation
- le budget prévisionnel des programmes PS et UMP, les sondages, ... bref les chiffres qui nous envahissent en ce moment.

Mine de rien, c'est à nouveau une promesse ça, non?

A très vite!
Par Claire
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Mardi 27 février 2007
En avant-première, l'article que j'ai rédigé pour le prochain numéro
de "Sur le pavé",
la publication du MJS84.

Enjoy!

Pourquoi le MJS 84 soutient Ségolène Royal

par Claire Quoirin, secrétaire général

La crise que notre société traverse appelle un renouveau. Chaque parti, conseillé par des spindoctors avertis, essaie de s'approprier cette urgence qui est devenue un concept extrêmement vendeur. Or, si l'on observe de plus près les candidatures, une seule d'entre elles rompt avec les sempiternels ajustements de rigueur pendant les campagnes électorales et qui ne sont, au final, que des effets d'annonce mensongers.


Ségolène Royal, bien qu'empreinte d'idées socialistes, a déjà, au sein de la campagne interne du Parti Socialiste, dépareillé face aux autres candidats, parce qu'elle proposait une alternative: son statut de femme et de mère lui permettent, quoi qu'on en dise, de poser un regard nouveau sur la politique. En ouvrant d'ailleurs une position aussi importante à une femme, on peut espérer d'autres percées qui nous amèneront progressivement vers une réelle représentativité de notre société mettant ainsi fin à des décennies d'hégémonie masculine-élitiste-blanche-de culture catholique.


C'est sans aucun doute sa singularité qui l'a conduite à généraliser une pratique déjà courante au Parti Socialiste: solliciter les citoyens et organiser des débats au cours desquels représentants et citoyens s'écoutent et échangent.


Cette démarche n'a pas été aisée. La France, pétrie de contradictions, s'en est d'abord amusée. Puis, elle s'en est inquiétée. Alors qu'elle espère un renouveau politique, qu'elle veut croire en une autre manière de gouverner, elle s'est alarmée de ne pas voir la candidate socialiste s'inscrire dans la normalité - la normalité qui devait être incarnée par le candidat de l'UMP, réclamant dès le mois de janvier programme ficellé et budget prévisionnel complet.


Ségolène Royal a pourtant persisté. Et cette période l'aura finalement élevée au rang des grands politiques visionnaires qui, loin des girouettes populistes représentées par les candidats de la droite, tiennent leur cap, envers et malgré tout, convaincus que leur méthode peut fonctionner, peut transformer.


Pari réussi. Cinq millions de citoyens sont venus témoigner, participer, proposer, soumettre à travers les cinq mille débats participatifs distillés sur l'ensemble du territoire français. Loin des meetings unilatéraux, à rebours du fonctionnement vertical, Ségolène Royal a mis en place l'exercice démocratique, a permis aux citoyens voulant bien se prêter au jeu de se réapproprier la chose politique qu'on leur a si longtemps confisqué. Cette démarche, quand elle sera renforcée par des institutions réformées, se démocratisera réellement, touchera chacun d'entre nous et rendra la confiance que la France mérite.


Beaucoup pourront témoigner que Ségolène Royal écoute et sait se raviser. Notre président, Razzye Hammadi qui - ce n'est un secret pour personne - ne lui a pas apporté son soutien lors des primaires, reconnaît avec satisfaction que la candidate socialiste, après discussion, a su modifier certaines de ses positions et a accepté, avec une réelle conviction, quelques propositions du MJS comme l'allocation autonomie ou une ouverture sur le mariage homosexuel.

Les participants aux débats auront entendu, à travers les 100 propositions énumérées à Villepinte le 11 février, certaines des phrases qu'ils ont émises, certaines remarques qu'ils ont faites, certaines idées qu'ils ont eu.

Les anciens du PS enfin, que je n'aime pas appeler les « éléphants » (comme si l'expérience pachydermique était l'appanage du Parti Socialiste) ont, eux aussi, dû reconnaître sa capacité à faire des compromis, sa facilité à rassembler derrière elle « la meilleure équipe qui soit » et sa compétence en tant que chef d'équipe - détail important au moment où nous sommes sur le point de rompre avec une république d'essence monarchique qui donne les pleins pouvoirs à un homme plutôt qu'à une équipe de représentants proches des citoyens.


Ségolène Royal apparaît ainsi la seule alternative crédible face à des candidats qui eux, pratiquent le « changement » comme on manipule une technique de vente: Nicolas Sarkozy, numéro 2 du gouvernement depuis cinq ans et qui semble n'être capable de nous offrir une « rupture » qu'en tant que président, méprisant ainsi les rôles décisifs de son propre gouvernement et d'un parlement aux couleurs de son propre parti; François Bayrou, qui se saisit d'un espace libre et aujourd'hui un peu sollicité: celui de la fin du clivage droite-gauche, mais n'incarnant finalement que la continuité d'une droite molle et non-assumée. Et une extrême gauche peu en phase avec les réalités économiques d'une France qui ne peut se permettre de vivre en marge et qui, de surcroît, est « plus gangrenée par la politique politicienne que n'importe lequel de ceux qu'elle dénonce. » (1)


Ségolène Royal a donc su concilier l'irréconciliable: consciente et convaincue de la nécessité de diriger « avec » sans pour autant cesser de mener la barque comme elle l'entend. Elle ne s'est jamais résolue à abandonner la méthode innovante dont elle est à la fois la matrice et la génésique et c'est ce qui lui permet aujourd'hui de conduire la France vers un véritable changement et de proposer à notre pays une candidature solide et digne.


Le « pacte présidentiel » qu'elle a proposé, enfin, est riche de propositions qui donneront naissance au seul changement qui soit. Vous les retrouverez sur le site « désir d'avenir » (2) C'est un programme socialiste qui laisse apparaître, en filigrane, l'idée de justice, concept fondamental qui devrait compléter notre devise tricéphale. Mais il y a aussi dans ce pacte une exigence envers chaque citoyen parce que le principe du donnant-donnant est le seul rempart à l'assistanat qui méprise la dignité de chacun. Une politique de la réciprocité, pour que chacun trouve sa place et existe. Pour que l'invisible ne soit plus. "L'ordre juste", donc, panacée pour notre France en souffrance. Elixir pour une France plus forte.


1. Jacques Julliard, « Ségolène bien sûr », Libération, lundi 26 février 2007.

2. Site Désir d'avenir: http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=dossier&dossier=13


Par Claire
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Vendredi 9 mars 2007
sur mon blog de soutien à Ségolène Royal:

clairequoirin.poursegolene.net


Par Claire
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