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Vendredi 22 décembre 2006
 
Etant enseignante, je ne peux évidemment pas ne pas réagir face au drame qui a eu lieu au collège Albert-Camus de Meaux, hier. Cet événement est tout simplement terrible. Terrible pour la famille du jeune Carl. Terible aussi pour les deux jeunes accusés et leur entourage, pour le jeune enseignant d'éducation physique et pour les autres membres de l'équipe éducative. Terrible enfin pour l'école, pour les élèves et pour les parents de l'ensemble du pays.

Faire ce constat ne résoud rien pour autant. Ce drame ré-ouvre par contre le dossier complexe de la violence à l'école: comment réagir? Que faut-il mettre en place? Comment endiguer la violence dans nos écoles?

La question est bien trop délicate pour y répondre ici, ce soir. Mais il faudra l'aborder et trouver des solutions... pour que nos élèves n'appréhendent plus d'aller au collège.

Nota bene: Ironie du sort, je travaille sur le thème de la violence à l'école avec mes troisièmes en ce moment. Des bullies qui tyranisent les élèves au collège aux deux élèves-tueurs du lycée Colombine dans le Colorado, les élèves ont découvert différentes formes de violence, toutes inadmissibles. Ce nouveau drame sera sans doute un point de départ pour débattre, à la rentrée. Espérons qu'en parler, même en anglais, serve au moins de catharsis et leur permette de prendre conscience, un peu plus...


Par Claire - Publié dans : Enseigner
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Commentaires

J\\\'ai appris cette information quelques jours seulement après être rentré d\\\'un semestre Erasmus à l\\\'étranger; pour quelqu\\\'un qui revient à peine en France, le choc est plutôt rude! Ma première réaction a été: mais dans quel pays vit-on? Où en est-on aujourd\\\'hui pour que la barbarie ait atteint de tels sommets, que des gamins se fassent  massacrer  (je pèse mes mots) dans leur propre école?
Aujourd\\\'hui, ma colère n\\\'a pas baissé. Certes, les bien-pensants sont venus insister sur le fait que la mort a été provoquée par arrêt cardiaque, et que donc les deux agresseurs n\\\'y sont pour rien ou presque...Mais enfin, cet enfant serait-il mort s\\\'il n\\\'avait pas été passé à tabac??? On a blamé le manque de personnel, grand cheval de bataille des syndicats enseignants; mais enfin, est-ce de la faute de l\\\'éducateur ou du professeur si des jeunes gens s\\\'en sont sauvagement pris à leur camarade???
Pour moi, voilà la façon la plus évidente de déplacer la question et de permettre à ce type de drame de se reproduire... Cette catastrophe ne doit pas être considérée comme un événement anodin. Elle est plutôt le symptome patent de la double crise de l\\\'éducation et de la famille. L\\\'école est de moins en moins un lieu où l\\\'on inculque des valeurs, mais de plus en plus un endroit où se déchaîne la violence, tant verbale (envers les professeurs en particulier) que physique. A force de considérer que l\\\'élève est roi, que le professeur a toujours tort et que l\\\'autorité est répugnante, on en arrive à un point où le seuil de tolérance est si bas,  que des actes graves  sont considérés comme ordinaires.
L\\\'école n\\\'est plus capable de gommer les carrences de l\\\'éducation au sein de la famille, et quand ces deux crises se recoupent, tout peut arriver, jusqu\\\'aux drames les plus atroces. Je ne serais d\\\'ailleurs pas étonné que des cas similaires se reproduisent tantôt. Arrêtons de nous voiler la face, et considérons les problèmes tels qu\\\'ils sont: celle qui tient ce blog est, il me semble, la mieux placée pour être consciente de ces questions. L\\\'émotion que nous avons tous ressentie doit nous aider à enfin prendre les choses en main, et briser ces tabous de la pensée unique qui empêchent d\\\'agir.
Autrement, les drames comme celui de Meaux risquent de se multiplier, et peut-être deviendront plus atroces encore...
Commentaire n°1 posté par PM le 03/01/2007 à 15h12
@ PM

Merci pour ton commentaire. Je suis assez d'accord avec toi. Posons-nous maintenant la question des réformes à mettre en place. Est-ce au niveau de l'école, des parents, des profs, des éducateurs, de la ville, de la société? Que faut-il changer pour que cela change? Et puis d'abord, y-a-t'il réellement une escalade de la violence en France? Comparons notre pays aux systèmes étrangers que nous connaissons (tout en réalisant qu'ils ne sont pas forcément transférables...)

Bref, il y a un tas de questions auxquelles il faudrait répondre. A plusieurs, chacun expert dans son domaine, on sera peut être plus en mesure d'y répondre.

Si tu habites dans le Vaucluse (et que ça t'intéresses), tu pourrais participer à notre groupe de réflexion sur l'Education Nationale.

Après discussions, nous essayerons de proposer des mesures concrètes pour améliorer le système.

Tiens moi au courant!

clairequoirin@yahoo.fr
Commentaire n°2 posté par Claire le 05/01/2007 à 10h54
bonjour,madame c'est geraldine geoffroy une de vos ancienne éléve de 5EME 1 bon voila c'etait pour passer de mes nouvelle et pour vous dire que je passer en 3eme avec 13 de moyenne  générale mais en anglais seulement 10 mai bon je vais essai de mieu faire en 3eme bien voila je vous laisse en revoir et passer le bonjour de ma part au autre professeur bisous
Commentaire n°3 posté par geoffroy le 12/08/2008 à 00h22

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