Jeudi 29 novembre 2007

Je n'ai malheureusement plus le temps d'alimenter ce blog et ne m'étendrai donc pas sur ce montage concocté par l'équipe d' Arrêt sur Image... En même temps, ça se passe de commentaire!

La grève des transports, par JP. Pernaut
envoyé par LalieW

Qu'est-ce qu'il nous reste, après ça? Ben... l'éducation aux médias, mon cheval de bataille. Un cours qui devient décidemment incontournable.

Je mettrai sur ce blog dès la fin de la session les séquences que nous élaborons avec ma petite équipe de la classe médi@. Si ça pouvait inspirer ou encourager des projets, ici ou là...

A bientôt donc!





par Claire publié dans : Réagir et commenter l'actualité
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Mardi 30 octobre 2007
A la recherche de tranquilisants...

Essaie d'écrire au lieu de renâcler. Tu sais, écrire, ça sert souvent de catharsis. Cest toi qui dit ça, tout l'temps.


Un mois que je n'ai rien écrit. Et encore... ça n'était pas un article de fond, simplement un peu de pub pour des artistes que j'estime.


Le manque de temps joue sans doute. Des grosses semaines au boulot et puis des journées que ma grossesse rend courtes, me forçant à me coucher à des heures absurdes. 21h. Imaginez-vous. J'ai depuis plusieurs semaines, à nouveau dix ans!

Mais j'ai eu quelques week-end et puis surtout, des sujets en tête, des idées.  Alors, pourquoi ne pas l'avoir trouvé ce temps pour exercer cette tendre passion qu'est l'écriture?


Tisanes au tilleul et au miel.


Hier soir, je ré-ouvre le livret du CD "femme piano" de Barbara et tombe sur cette phrase si juste: "Il est important d'être un homme ou une femme en colère; le jour où nous quitte la colère, ou le désir, c'est cuit."

Ceux qui me connaissent depuis toujours le savent. Je suis une femme en colère. Ceux qui me supportent en ce moment, débordant d'hormones de grossesse, et qui subissent mes sautes d'humeur peuvent le déplorer. Je suis une femme en colère.

Et pourtant, cette fois, elle ne me sert pas cette "saine" colère. Au contraire. Elle m'inhibe. Je gribouille. Je rature. J'efface et recommence. Rien ne va. Ni ce que je veux dire, ni la façon dont je veux le dire. Avant, c'était facile mais là, tout se complique.

Peut être parce que tout devient insupportable. Peut être parce que je suis moins capable de tout supporter.

En tous cas, c'est pas facile, je vous le dis, moi.


Un bon bain moussant, lumières tamisées, du luth et le timbre singulier d'Alfred Deller.

Y a eu cette AG MJS hallucinante où nous étaient révélés les noms des délégués qui partiraient au Congrès de Bordeaux à la fin de la semaine. Parmi les heureux élus, des adhérents que nous n'avons vus que lors des votes pour pérenniser la descendance TAG dans les différentes instances. Des abonnés absents aux AGs. Une bonne bande de potes, au bout du compte. Et pas la secrétaire générale qui est toujours là, à toutes les réunions, sur toutes les actions et qui a une résolution (p. 34) à défendre au Congrès quand certains délégués n'ont jamais rédigé une ligne...

Je souhaite ici d'ailleurs remercier mon organisation qui fait preuve d'une bienveillance sans pareille. "Le trajet est long. Ca va fumer, là-bas. Et toi, enceinte... On s'est dit que..." Délirant. Et puis, "t'es affiliée SDJ"...

Et voilà, je tachycharde, mon souffle s'accélère... et je ne suis pas convaincante. Laissons tomber, une fois de plus.


Combinaison de fleurs de Bach nr 3 "grossesse."

Et cette France dirigée par les passions. Sans aucun équilibre, sans aucune réflexion. Une lettre émouvante et éminement personnelle et privée qui sera lue à des milliers de lycéens chaque année, parce que... ben... au printemps dernier, le président l'a édicté. Des Circonstances agravantes pour les propriétaires de chiens responsables d'homicides involontaires
et cela, décrété par un chef d'état ému (comment ne pas l'être?) devant la douleur d'une famile endeuillée. Deux exemples parmi tant d'autres pour ce mois d'octobre riche en décision hâtives et souvent controversées.

Comme si tout se décidait comme ça, sur un coup de tête.

Et le CPE de mon établissement d'expliquer à des élèves préférant la loi du talion, appliquée par les grands frères venus en renfort, qu'il y a un système qu'il faut respecter, une hiérarchie qui, grâce au temps et aux intermédiaires, sert de tampon et qu'il y a des procédures à suivre.

"Ben oui, mais le président, lui..."


Cure de magnésium.

Et puis ce ****** de Mistral qui souffle à vous rendre dingue.


Une dose de théralène et une de miolastant.

Et que dire du reportage à succès sur l'école: "Un Grand Corps Malade"?

Vendredi soir, début des vacances de Toussaint. Mais on en a jamais assez. Une VHS, une couette et une copine collègue et c'est parti. "Tout le monde en a dit beaucoup de bien, on va bien voir..."

Là, cette fois, c'était de la colère contre moi-même et mes incohérences. Prête à applaudir des deux mains un discours tronqué, parfois fallacieux, caricatural tant qu'il défend des thèses auxquelles j'adhère (Michael Moore et son Sicko ont reçu toutes mes faveurs) mais hurlant au scandale, à la machination quand la thèse étayée va à l'encontre de celle que je crois juste.

Les propos de Mérieu et Bentolila détraqués, ceux de Brighelli sous les projecteurs sans qu'aucun contradicteur puisse défendre un autre point de vue. Une vision déconnectée. Une émission démagogique. Une soirée de plus à serrer les poings et les dents.


Ben finalement, un ou deux lexomil.

Mais même ça, ça n'a pas l'air de calmer.




Heureusement, c'est les vacances! Et puis... plus que six mois de grossesse. Enfin, si on veut être franc... plus que quatre ans et demi avant les éléctions






par Claire publié dans : Réagir et commenter l'actualité
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Lundi 1 octobre 2007
Théâtre et expo photos

Ce mois-ci dans notre belle capitale, vous aurez l'occasion de vous confronter aux oeuvres de deux artistes pour qui je joue un peu les mécènes (avec les moyens du bord) et que je vous conseille depuis longtemps sur ce blog, dans les liens "à visiter", en bas à gauche.
fourcade.jpg
Pour ceux qui l'avaient raté pendant le festival d'Avignon, l'enchanteur, le magicien des mots, le vendeur de douceurs, d'étoiles et de miel Gauthier Fourcade se produit à la Manufacture des Abbesses les jeudi, vendredi et samedi à 19h jusqu'au 3 novembre. 

Et il le rencontre enfin, son succès largement mérité, un peu boudé par les juilletistes de festivaliers. La presse est unanime. A vous d'être enthousiasmés. Allez faire un tour au paradis, vous m'en direz des nouvelles.


Notre autre troubadour n'est pas du même accabit. C'est beaucoup moins tendre, moins pastel mais j'aime son style et son humour parfois grinçants voire méchants, même.  Et puis, il expose dans un bar qui vient d'ouvrir et qui se promet un avenir radieux, tout comme ses aînés (Le Rendez-Vous des Amis,  près de Montmartre et les Caves Populaires, à deux pas de la Place Clichy). Et puis, c'est mon cousin, aussi. Alors, je vous  invite à aller y faire un tour:

Pourquoi les gens?
Du 3 au 24 octobre
Aux  Pères Populaires, 46 rue de Buzenval, Paris 20°, Métro Buzenval.


Régalez-vous bien...
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Samedi 22 septembre 2007
Influences...

La Fnac propose en ce moment à prix tout à fait abordables toute la discographie des légendaires flamants roses de ce groupe de rock psychédélique légendaire qui a accompagné mes années acnéïques. Alors je me suis évidemment précipitée sur le délicieux "Dark Side of the Moon" que je n'avais qu'en vinyl et repiqué sur une cassette audio (alors que je n'ai plus ni tourne-disque ni lecteur K7).

Que c'est bon de se replonger dans ces mélodies aériennes et légères. Je plane... et réalise tout à coup qu'il y a un air d'Air dans les vieux Pink Floyd (ou l'inverse, plutôt). Je suis pourtant gourmande de ces deux groupes mais n'avais jamais établi un quelconque lien entre eux. En écoutant "Breathe" et "The great gig in the sky," ça me percute en plein visage et je sors de mon état d'hyperthymie un instant...

Pour disparaître à nouveaux dans les abîmes diaphanes de mes idoles.

entre autres (écoutez aussi l'excellent "Moon Safari")...
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Mardi 18 septembre 2007
On ré-ouvre le débat...

Notre dernière Assemblée Générale au MJS a sans doute été l'une des plus enrichissantes depuis mon adhésion. Nous avons discuté le texte d'orientation proposé par le Bureau National et amendé les parties qui nous posaient problème.

L'un des débats les plus houleux était peut être question de sémantique mais avait à nos yeux une charge idéologique essentielle. Alors, nous avons bataillé dur, nous avons discuté, raisonné, questionné pendant presque trois quart d'heure... pour perdre lors du vote.

Peu importe, ça nous a, nous, conforté sur notre position et ça a permis à chacun des militants présents (ou au moins à la plupart, à ceux qui ne sont pas là pour voter avec le courant majoritaire comme certaines tristes victimes du réflexe pavlovien) de construire un débat argumenté. Après tout, c'est ça le rôle d'éducation populaire que s'est assigné le MJS.


Voici ce que dit le texte d'orientation:

"Trop souvent le combat de l'égalité est considéré comme archaïque. Aujourd'hui, certains à droite affirment qu'il faudrait se tourner vers l'égalité des chances, c'est à dire se contenter de faire en sorte que les chances soient égales sur la ligne de départ, peu importe la violence de la compétition pour peu que la fiction du mérite serve à se donner bonne conscience." A cela, le texte lui préfère le terme "égalité d'autonomie" [...] "qui fait de l'égalité des droits un préalable, de la concrétaisation de ceux-ci un souci permanent, de l'égalisation des conditions de vie une préoccupation essentielle."

L'égalité des droits résonne dans ma tête comme le grand truc du moment, le "droit opposable" qui, outre le côté symbolique important, ne résoud en rien les problèmes existants. Et "l'égalisation des conditions de vie" s'apparente, selon moi, à l'égalitarisme, dans son côté naïf ou, pire, dictatorial.

Peut être, comme le disais-je précédement, tout n'est que sémantique, et que le malentendu vient simplement de la définition que chacun avait des deux notions (puisque au final, nous étions en parfait accord avec la suite du texte, les constats et les propositions) mais il me semblait important de réaffirmer que la notion d'égalité des chances n'est en aucun cas l'appanage de la droite et que c'est là justement l'un des enjeux du socialisme...

Je vous laisse lire comment mon Doud a, lui, argumenté sur son blog et le rejoins complètement sur le sens que John Rawls donne à cette notion qu'on ne peut pas abandonner à l'UMP qui n'essaie en rien de pallier les différences hélas inhérentes à notre société.

Récemment choqué d’avoir été confronté au cours d’une réunion de jeunes socialistes, à une majorité refusant de placer « l’égalité des chances » comme axe prioritaire du dogme socialiste, je me permets donc de vous apporter quelques détails sur cette notion.

L’égalité des chances, c’est une exigence qui veut que le statut social des individus d’une génération ne dépende plus des caractéristiques morales, ethniques, religieuses et sociales des générations précédentes.

C'est cette vision de l'égalité des chances qui constitue l'un des fondements de la théorie de la justice de John Rawls (Philosophe Américain) : « en supposant qu'il y a une répartition des atouts naturels, ceux qui sont au même niveau de talent et de capacité et qui ont le même désir de les utiliser devraient avoir les mêmes perspectives de succès, ceci sans tenir compte de leur position initiale dans le système social. » L’égalité des chances n’est donc pas non plus à confondre avec « l’égalitarisme ».

Il ne s'agit pas seulement d'une égalité de droit, garantie par la loi, mais d'une égalité de fait : le système scolaire doit ainsi permettre à un enfant issu d'une classe défavorisée d'accéder à une carrière adaptée à ses capacités.

J'aimerais donc que ces "cadres" du MJS prennent le temps d'y réfléchir ou de m'expliquer en quoi la notion -d'égalité des chances- est incompatible avec leur vision du socialisme...


Et vous? Quelle est votre définition du terme "égalité des chances." Doit-il être supplanté par celui d'"égalité des droits?"



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Dimanche 16 septembre 2007
Site d'Utilité Publique

Daniel Schneidermann explique en quelques mots devant des militants MJS qui l'avaient invité à co-animer un atelier intitulé "Penser les médias dans la démocratie" lors de la dernière université d'été à La Rochelle, les raisons de la création du site "arrêt sur images."

 


Daniel Schneidermann : médias et démocratie
envoyé par niconues


Découvrez le site en construction d'arrêt sur image. Et pensez à contribuer à leurs travaux en adhérant.

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Dimanche 9 septembre 2007
La politique et le sport, même combat?

Nous avons fait comme nos 14 million de compatriotes vendredi dernier: l'écran vert, bleu et blanc affichait le petit logo TF1 et nous avons regardé (d'un oeil distrait, je vous le concède) les trente rugbymen s'entrechoquer pendant quatre-vingt minutes, se demandant comment les résultats influeraient sur le moral des Français, donc (on nous l'annonce comme une évidence) sur la croissance du pays et donc (tout se tient) sur la côte de popularité de notre président.

Il est 22h30. Le score est définitif. Le XV de France s'incline face à l'Argentine, 12 à 17.

Dimanche matin. Télérugby sur TF1. Des images inédites sont diffusées, deux jours seulement après le match. Grâce à Bernard Laporte, on saura tout, on les verra, tout le temps, partout, nos héros qui tiennent entre leurs mains une rentrée politique prospère. On a fouttu des caméras jusque dans les vestiaires et les Français pourront, peut être jusqu'à l'overdose, suivre les joueurs durant toute la période de la coupe du monde. Ca nous change de Aymée Jaquet en 1998. C'était rude, à l'époque car ce ringard mettait tout en oeuvre pour protéger notre grande équipe de football de la surexposition médiatique. L'imbécile. Clairefontaine ressemblait à une forteresse imprenable, au bureau du grand-père dont la porte d'entrée est fermée à double-tour, enserrant ses secrets. Il nous a privé de vives émotions, ce vieux conservateur, et il nous a empêché de vivre pleinement la coupe du monde. Là au moins, on est vernis!

Remarque... ils ont fini par gagner, nos bleus.

Alors peut être que finalement, ça joue ça. Et peut être qu'il est temps, pour Bernard Laporte, de tirer quelques leçons. Revoir ses fréquentations qui lui donnent sans doute de mauvais conseils. Car si en politique (on peut le déplorer mais force est de le constater), l'omniprésence médiatique et l'image ubiquiste influent directement sur le choix des électeurs ou sur leurs perceptions, le sport a encore cet atout: le champion du monde ne sera pas désigné par les spectateurs et la simple sur-exposition ne suffira pas à faire du XV de France la meilleure équipe au monde.

La loi du terrain est parfois plus exigeante que celle du suffrage universel. (C'est navrant de faire ce constat, non?)

par Cyril et Claire publié dans : Réagir et commenter l'actualité
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Mardi 4 septembre 2007
Résistance...
Lettre diffusée par asi / Daniel Schneidermann


Vous trouverez la lettre en commentaire n°1.



par Claire publié dans : Réagir et commenter l'actualité
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Mardi 14 août 2007
Opération à coeur ouvert: la der des der

Je réalise aujourd'hui que mon blog ne remplit plus la mission qu'il s'était assignée au départ (notez le nom de la catégorie dans laquelle je m'étais inscrite en décembre dernier, dans la colonne de gauche de la page d'accueil) et que mon espace administrateur se transforme (dangereusement) en canapé thérapeutique, que l'icône "statistique" est sollicitée de manière obsessionnelle (elle me révèle chaque jour le nombre de visiteurs et cultive et flatte mon besoin d'être aimée) et mes articles se muent en un vide sidéral que compense une forme que j'essaie de rendre agréable.

C'est pour cette raison que je ne sais pas quoi faire vis à vis de ce tag que j'ai réçu il y a dix jours et que je suis censée refiler, comme un chat noir, à cinq autres personnes. Il m'impose en effet de gratter un peu plus encore mon nombril, de vous offrir une photographie de moi, nue, au moment même où je voudrais revenir à plus de propositions politiques, de partage d'expériences pédagogiques, de conseils cutlurels ou éventuellement de chroniques à la Alain Rémond, qui semblent de prime abord d'une vacuité un peu lassante mais qui au fond, en disent plus qu'il n'y paraît.

Avant d'obtempérer, je me suis posée la question de l'intérêt du tag. Je n'en vois que quatre - soit perverses, soit inutiles, soit absurdes.

On taguerait donc ses potes pour:

(1) faire perdre du temps à tout le monde - aux bloggeurs (qui vont se creuser la tête, rédiger leur article puis chercher cinq adresses de blogs) et aux lecteurs (qui remarquent qu'un commentaire a été ajouté, qui cliquent sur le lien, qui commencent à lire et qui, par on ne sait quel absurdité, lisent jusqu'au bout des confessions qui n'intéressent personne.)

(2) booster les blog ranks des potes puisqu'on "lâche un com" et qu'on visite obligatoirement cinq sites - dans ce cas, c'est dommage. Contrairement à nos médias, nous ne sommes que symboliquement tributaires du nombre de lecteurs et nous avons encore, sur le blog, le loisir de ne pas s'attacher à ce genre de considérations mercantiles.

(3) obliger le blogger à confesser des choses inavouables et ce, afin d'ôter ce filtre qu'il impose à ses lecteurs, ne dévoilant que ce qu'il veut bien montrer, c'est à dire des choses qui remporteront l'adhésion du plus grand nombre. Si c'est là le but de l'instigateur du tag, il s'est fourvoyé puisque c'est le blogger qui choisit les cinq vérités qu'il veut bien partager (j'en ai logiquement peu lues de douloureuses ou d'avilissantes). Ca n'a donc pas grand intérêt.

(4) polluer les blogs de ceux qui ont choisi ce support dans un but pédagogique - ce qui va finir par agacer sérieusement les lecteurs et porter préjudice à ce formidable outil de communication.

CQFD: le tag me fait chier, sinçèrement. Mais
(je vous l'ai déjà dis), je suis un peu supersticieuse  et puis, quand on me demande quelque chose, en général, je le fais. Alors, j'ai décidé de transcender (j'aime bien ce mot, je l'utilise trop) le tag: tout en m'exécutant et en obéissant aux régles, je vais essayer de lui donner un intérêt, afin que les lecteurs potentiels n'aient pas perdu leur temps


(1) Je suis un imposteur en écriture: je trouve la plupart de mes citations sur le site evene.fr (ayant une mémoire très peu fiable) et je consulte beaucoup le dictionnaire de synonyme. Finalement, je mets en pratique les conseils que je prodigue à mes élèves: le savoir-faire vaut tellement mieux que le savoir! Savoir où chercher un élément, savoir se l'approprier, éventuellement l'adapter... voilà la clé de la réussite (la réussite étant ce bien être, cette sensation de s'être rapproché au maximum de nos limites, de l'impossible)


(2) Je pleure autant que je ris devant la série Scrubs et ai fondu en larmes devant l'épisode où Laverne est dans le comas. Pire, j'ai l'impression de beaucoup apprendre de cette série moralisatrice. Ca me renvoit à la convicton du Dr Winkler qui voit dans les séries américaines un aspect culturel indéniable et m'interroge sur la distinction que la brillante philosophe Marie-José Mondzain fait entre "culture de masse" et  "culture populaire."  Pour elle, la culture de masse est un produit industriel dirigé vers le consommateur. On sera d'accord pour dire que Scrubs s'apparente alors à cette catégorie (c'est une série sur une bande d'internes en médecine qui fonctionne sur le schéma vendeur d'aventures indépendantes, souvent drôles, parfois larmoyantes, qui s'articulent autour d'un couple instable qui se fait, puis se défait, puis se refait et avec à la fin de chaque saison, un coup de théâtre qui vous surexcite et vous anéantit en même temps). Pourtant,  Marie-José Monzain définit la culture populaire ainsi: elle "donne les moyens et les ressources de penser à partir d'un ressenti." Chacun conviendra que Le Roi Lear de la cour d'honneur ou le Secret du Temps plié de Gauthier Fourcade pour le théâtre et Babel ou La vie des autres pour le cinéma m'ont donné à réflechir et m'ont aidé à grandir cette année... et ça parait normal, vu que ce sont des créations dont on admet volontiers le côté artistique. Et bien, je vous l'annonce, Scrubs me fait le même effet. Et j'ai donc l'honneur d'ériger cette série au rang de "culture" dans un premier temps, et de "culture populaire" s'il faut être plus précis.


(3) Je suis pétrie de contradictions: alors que je vénère la conception platonicienne de la connaissance qu' Albert Jacquard a transféré à la compréhension ("Celui qui ne comprend pas, et qui le dit, est celui qui fait le plus évidemment preuve d'intelligence car il a compris qu'il n'a pas compris et c'est ce qui est le plus difficile à comprendre. Remercions-le, car il fait un cadeau à tous ceux qui, autour de lui, croyaient, à tort, avoir compris")

 

je prétendrai toujours avoir compris ce qui est énoncé en publique quand pourtant il me manquera la définition d'un mot-clé ou quelques références historiques. Je ne prendrai jamais un air interrogatif et n'avouerai sous aucun prétexte à mon interlocuteur que "je n'ai pas compris." En général, je note la carence dans un coin de ma tête me jette discrètement dès j'en ai l'opportunité, sur la toile pour pallier mes lacunes. Les derniers exemples en date: nonobstant, bérézina et omerta, dont j'ai dû chercher le sens ce mois-ci. Et après, j'ose reprocher à mes élèves de ne pas lever la main et attirer sur eux vingt-quatre paires d'yeux moqueurs quand quelque chose leur échappe. Aïe, aïe, aïe...


(4) N'en déplaise aux Italiens, nous n'avons pas considéré, lors de notre périple ligurien, que les Cinque Terre sont le paradis sur terre et que la région du golfe de Gênes resplendit comme un joyau unique dans l'écrin méditerrannéen. Ben oui, je l'avoue, à force de vivre en Provence, on est un peu blasé: La Ligurie est à la Côte d'Azur ce que la Toscane est au Lubéron: des clones! C'est là qu'on a tiqué: le Routard, dithyrambique, doit être rédigé par des Parisiens et il va falloir s'y faire: nous sommes devenus difficiles et exigeants à force de vivre dans notre splendide région. Va paut être même falloir mettre ce snobisme de côté qui consiste à considérer qu'on n'est vraiment en vacances que lorsqu'on part à l'étranger et être enfin excités et fiers à l'idée, dans les années qui viennent, de partir dans les Landes, dans le Cantal, à Belle Ile ou en Alsace.


(5) Ca fait (trop) longtemps que je n'ai plus posté d'articles sur la politique tout simplement parce que je suis encore un peu écoeurée et puis qu'après une période d'intense militantisme, je suis un peu paumée.

Je n'ai pas envie, pour l'instant, d'attaquer la droite sur la forme (je regrette presque que Marianne consacre la moitié de sa couv' chaque semaine à la droite bling-bling ou au style Sarko et ai tendance à préférer la méthode de l'autruche et les publications Sarko-free de Courrier International). Et je n'ai pas non plus la force de l'attaquer sur le fond. Je m'étais pourtant promis de tenir un carnet de bord qui commencerait au 7 mai 2007 et qui répertorierait tout et ce, afin de ne rien laisser passer. J'ai un peu honte pour l'instant de prouver que M. Sarkozy a réussi (même momentanément) à me décourager.

Je ne désire pas écrire sur la gauche en déconfiture, non plus, d'avouer que je redoute son incapacité à se rénover et à sortir grandie des bérézinas ;-) qu'elle vit depuis une dizaine d'années. Je ne souhaite pas confesser que j'ai peur de ceux qui veulent sauver à tout prix les symboles et l'appareil PS au détriment de l'idéologie mais aussi de ceux qui croient que l'histoire se répète inlassablement et qui invoquent les fantômes socialistes à tout bout de champs, pensant qu'il suffit de réunir les conditions de 1936 ou de 1981 pour convaincre à nouveau.

Je ne veux pas enfin confier que mon expérience militante locale me pousse progressivement à adopter envers le système des partis une déception voire une certaine méfiance. Du coup, je suis à la recherche d'alternatives. Je vous en dirai plus qu'en je serai plus calée sur le sujet. Quelques pistes quand même: les idées folles d'Etienne Chouard et  la conférence de Pierre Rosanvallon et Yves Sintomer, au théâtre des idées à Avignon, diffusée sur France Culture et podcastée sur le site, disponible pour quelques semaines encore.


Voilà.  Chose promise, chose dûe.

C'était la première et la dernière fois.

par Claire
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Samedi 4 août 2007
Pérégrinations italiennes, étoiles filantes et états d'âmes...


Nous partons demain pour l'Italie, comme des routards et surtout à l'arrache. C'est le vent qui nous portera et nous déambulerons le long de la côte méditerranéenne jusqu'en Toscane au gré de nos humeurs, en espérant que la chance nous sourie et que les chambres d'hôtes, les auberges de jeunesse ou les hôtels ne soient pas pris d'assaut par des touristes mieux organisés que nous.

Le Speakers' Corner est donc abandonné, jusqu'au 11 aôut. Peut-être aurai-je ensuite l'envie de partager ou de conseiller mon carnet de voyage. En tous cas, j'en ai pas fini avec le festival d'Avignon  (je n'ai pas encore fait mon deuil - je vous avais dit que ça prenait des mois) et ai sous le coude un ou deux articles que je posterai à mon retour.





Hier soir, j'ai vu une étoile filante. En fait non, c'était une boule de feu qui traînait derrière elle un ruban doré. J'ai donc fait un voeu.  Et celle-ci était tellement belle, tellement évidente que j'ai presque envie de croire qu'il  va se réaliser.

Ca m'a rappelé qu'en dépit de l'esprit carthésien dont mon mari essaie de m'imprégner depuis une dizaine d'année, je reste supersticieuse. Du coup, je crois qu'en rentrant, je vais m'exécuter et taguer cinq personnes.  Maudit sois-tu Lionel! Sais-tu seulement que quand j'étais môme, j'avais passé une nuit blanche, redoutant la malédiction, car  l'échéance des cinq jours avait fini par s'imposer sans que je n'ai eu le temps de recopier la lettre de chaîne dix fois et de les envoyer.

C'était peut être ça, mon infortune. Etre taguée quinze ans plus tard et vivre à nouveau, mine de rien, avec les dents qui grincent, l'esomac acide... et paradoxalement cette furieuse envie de resister et de dénoncer l'esbrouffe, mais sans avoir la lucidité et la confiance suffisante pour le faire.



par Claire publié dans : Réagir et commenter l'actualité
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